Matière brute et emporte-pièces

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Matière brute et emporte-pièces

Un peu d'histoire. Travaillé depuis la nuit des temps par la main de l'homme, le cuir est en pleine expansion en France au dix-huitième siècle lorsqu'est fondée en 1749 la « Manufacture royale du Cuir ». Pratique et esthétique, le cuir participe d'un certain art de vivre et symbolise confort et prestige. C'est à cette époque que les objets de luxe se développent fortement, comme les malles ou les portefeuilles créés par les maîtres-gainiers, jusqu'à l'avènement au milieu des années 1800 du terme « maroquinerie » qui désigne les objets en cuir de grande ou petite taille. Sous l'impulsion des grandes maisons d'artisanat de luxe qui voient alors le jour et développent sans cesse de nouveaux produits, améliorant la qualité des tannages et des designs, le sac à main fait son apparition au début du XXe siècle et devient un accessoire essentiel de la mode féminine.

John Woodbridge puise ses racines dans ces années de Belle Époque parisienne, utilisant un savoir-faire et une maîtrise transmis de génération en génération depuis 1920. Dans ses ateliers à structure Eiffel, au milieu des rouleaux de cuir de vachette pleine fleur et des emporte-pièces en acier, sont façonnés à la main les fameux sacs cartablesporte-documents et messengers estampillés « JW&S ». Une signature couronnée qui consacre le temps de l'essor de l'art du travail du cuir à Paris.

Artisanat du cuir à Paris

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