La boxe au cinéma : Knockout Reilly

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La boxe au cinéma : Knockout Reilly

S'il est un sport fait pour le grand écran c'est bien la boxe. En un peu plus de cent ans, presque dès les débuts du cinéma, le noble art a inspiré tellement de productions, dont certaines devenues cultes, qu'il a donné naissance à sa propre catégorie : le film de boxe. Le premier du genre, le plus ancien et le plus significatif, est Knockout Reilly de Malcolm St. Clair, 46ème du box office américain en 1927.

Basé sur une histoire originale d'Albert Payson Terhune, ce film muet tourné en pleines « Roaring Twenties » qui s'inscrit dans les débuts de l'âge d'or de l'industrie du cinéma hollywoodien est produit par la jeune Paramount et met en scène Richard Dix, acteur à succès de l'époque qui incarne le héros de l'entre-deux-guerre, dans le rôle de Dundee « Knockout » Reilly. Un drame classique, qui met à l'honneur bravoure et romantisme, et qui illustre bien la domination de la communauté irlando-américaine dans le monde de la boxe des années 1920 aux États-Unis, certains Italiens n'hésitant pas à l'époque à changer de patronyme pour faire carrière, à l'instar de Bobby Gleason, le fondateur du Gleason's à New York.

Après avoir pris la défense de Mary Malone dans une boîte de nuit en mettant KO le célèbre boxeur « Killer » Agerra, Dundee Reilly un ouvrier métallurgiste d'origine irlandaise du New Jersey, est recruté par Pat, le frère de Mary et ancien boxeur devenu promoteur. Mais accusé d'un crime qu'il n'a pas commis, Reilly passe une année à l'ombre avant d'avoir l'opportunité de combattre face à Agerra et de devenir « Knockout » Reilly. Sur le ring, alors qu'il est groggy et sur le point de perdre, le héros apprend de la bouche de Mary, tombée amoureuse de lui depuis l'épisode du night club, qu'il s'est retrouvé sous les barreaux à cause de son adversaire qui a fomenté son accusation. Il retrouve alors ses forces et ses esprits pour finalement vaincre le « villain » et triompher.

Knockout Reilly 1927

Le noble art est photogénique, contrairement à beaucoup d'autres sport, et permet d'exprimer une palette d'émotions variées qui convient parfaitement à la narration et aux ressorts dramatiques. Knockout Reilley inaugure un genre à part entière et ouvre la voie à entre autres Le Champion (1931), Nous avons gagné ce soir (1949), Marqué par la haine (1956), la Saga Rocky (de 1976 à 2018), Raging Bull (1980), Ali (2001) ou De l'ombre à la lumière (2005).

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