Self-défense vintage : l'art de la parade illustré

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Self-défense vintage : l'art de la parade illustré

Dans son numéro du 08 décembre 1906, le journal sportif La Vie au Grand Air enseignait l'art de se défendre face aux mauvais « trucs d'apaches » qui pouvaient survenir dans la rue, en appliquant quelques principes de boxe et de lutte libre. Des conseils salutaires dans un temps où une rixe pouvait surprendre le promeneur ordinaire comme le sportsman non prévenu, la nuit ou dans un coin désert.

Aujourd'hui en vogue, la défense personnelle, ou self-defense en anglais, serait apparue dénommée sous ce terme en Angleterre au 17ème siècle après que Thomas Hobbes, le penseur du droit de l'individu, ait théorisé politiquement la défense des personnes et des biens dans son œuvre principale « Léviathan ». Le terme « apaches » était employé à cette période pour désigner les jeunes voyous ou bandes de malfaiteurs qui sévissaient dans le Paris de la Belle Époque. Un surnom né dans la presse et emprunté à l'imagerie amérindienne en raison de leur style vestimentaire, avec la casquette gavroche, la chemise fripée, le foulard « apache », de l'utilisation du cran d'arrêt et de leur argot spécifique.

Tutoriel :

« Voudriez-vous m'indiquer... » ou « Vous n'auriez pas un peu de feu ? demande l'individu». L'auteur invite à se méfier « car l'homme très poli vous frappe d'un coup de chapeau au visage qui vous abasourdit » pour ensuite enchaîner par un coup de tête avec ramassement de jambes qui vous jette à terre presque inévitablement. La première parade au coup de tête consiste à se saisir de la tête du malandrin sous son bras en plaçant son pied sur le sien, à serrer fortement et à frapper de bas en haut. « L'effet sera quasi immédiat ».

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En cas de projection à terre, il indique d'entourer avec ses jambes le corps de l'adversaire, de lui saisir un bras et d'un puissant coup de rein de le faire rouler sur le côté. Dès que celui-ci cherchera à vous étrangler ou à vous repousser d'un bras, de s'en saisir et en pivotant de le placer entre ses cuisses puis de se renverser en arrière. Il vous restera à vous cambrer en soulevant les reins en maintenant fortement le bras, qui sera aussitôt désarticulé. Si vous recevez un coup de tête à la figure, accompagné d'une prise de vêtements, esquivez en arrière en passant la jambe à l'agresseur. D'une tirage circulaire vous pourrez ensuite le jeter au sol et le mettre hors d'état de nuire.